"Le voyage est le meilleur moyen de se perdre et de se retrouver en même temps."


Je m’appelle Elise, j’ai 27 ans, et je viens de terminer ma première expérience professionnelle, chargée de com’ dans un office de tourisme à Forcalquier, avec une équipe au top ! Jusque là tout va bien. Attention, prenez une grande inspiration …   

On remonte dans le temps, quelques années en arrière.

2017 – Il y a cinq ans de ça, je ne me voyais pas du tout partir à l’étranger, pour y étudier ou travailler, j’étais bien à vivre en France, bercée par le train-train des études. Ca paraissait à peu près tracé. J’ai bien dit à peu près.

Et puis… il y a eu une étincelle dans ma vie [sentimentale] – un tsunami plutôt – et quelques mois plus tard, me voilà partie pour l’Angleterre, où je suis fille au pair pendant un an, entre septembre 2017 et Août 2018. J’ai pris une année de césure entre mon Master 1 et mon Master 2, histoire de me changer les idées et de remonter mon niveau d’anglais. D’ailleurs, pour rattraper mes aventures, c’est par ici : https://myyearinengland.wordpress.com.

Si je suis bel et bien décidée à partir, il n’est pas facile pour autant de prendre mon envol…
Je me souviens que, dans l’avion qui m’emmenait à Londres, je me suis dit « Allez Elise, ça n’est qu’une année loin de chez toi et puis c’est terminé, tu rentres ! Tu progresses en anglais et basta, tu retournes tranquillement terminer tes études à Aix-en-Provence ! ».

Hum.

Hum.

Hum.

Au retour de l’Angleterre, dans l’avion qui me ramenait à Toulouse, le 15 août 2018, j’ai pensé « Bon, même pas la peine de chercher mon stage de fin d’études en France, je le cherche directement à l’étranger. ». 

Je ne sais pas exactement ce qu’il s’est passé. Mais voyager, ça m’a changée. Ca m’a ouvert l’esprit, fait grandir, fait faire de merveilleuses rencontres. Je me suis sentie acceptée, écoutée, accueillie dans un pays qui n’était pas le mien et dont je parlais mal la langue. J’ai aimé. J’ai adoré. Je suis devenue plus indépendante.
J’ai fait mon premier voyage seule, même s’il ne durait qu’une semaine, à Prague et à Vienne. J’ai osé fait des choses que jamais je n’aurais osé faire en France. Et ça j’en suis certaine.
J’ai adoré comprendre et parler une langue différente de la mienne.
Je me suis sentie fière de moi, sans avoir honte de l’écrire, fière de ce que j’avais réalisé et de ce que j’étais, et ce sentiment, je ne pense pas l’avoir souvent vécu.

Et je me suis dit que ça serait bête de se priver de ça une nouvelle fois.

2019 – Me voilà donc repartie. Direction le Maroc, et plus précisément Rabat, où je vais effectuer mon stage de fin d’études dans l’association Quartiers du Monde, entre février et juillet 2019, en tant que chargée de communication.
J’ai cinq mois top chrono pour découvrir ce pays, apprendre ses coutumes, admirer ses paysages grandioses… et vous les partager à travers mes récits et mes clichés. Jamais une sortie sans mon appareil photo, et sans mes yeux pour observer tout d’abord. Défi relevé, en témoigne cet article de blog le jour de mon départ (https://batatahlouwa.home.blog/2019/07/29/bslamaleykoum/). 

Si jamais vous vous le demandez, batata hlouwa, ça veut dire patate douce. C’est le premier mot que j’ai appris en darija, et il me semblait parfait pour nommer mon blog.

Au retour du Maroc, diplôme en poche, je me retrouve donc face à moi-même, et c’est pas beau à voir. « Tiens Elise, que vas-tu donc faire maintenant qu’il faut prendre les choses en main ? Que les études sont finies et que ça n’est plus tout tracé ? »

Repartir ?

2020 – Il faut croire que oui, puisque j’écris ce billet de présentation depuis l’avion qui m’emmène au Pérou, où je vais passer cinq mois.

Eh oui, en faisant des recherches sur un potentiel service civique, je suis tombée sur une mission de bénévolat à Villa Maria del Triunfo, un quartier populaire au Sud de Lima. C’est donc re-reparti. Je suis bénévole pour l’association 5 minutos 5, qui organise un festival de court-métrages qui se déroule en avril 2020. Et apparemment, il y a du pain sur la planche ! 

Mon bénévolat se termine le 30 avril, mais j’ai décrété que, comme le billet d’avion coûtait cher, il fallait en profiter pour découvrir le pays. Et que, comme personne ne voulait m’accompagner, machi mouchkil (pas de problème !), je voyagerai seule. Désolée maman, désolée papa.

Alors on en est là. On est le 13 février 2020, il est 17h32. Ma valise dort dans la soute, mon sac à dos de voyage trône au dessus de ma tête, et moi j’ai encore 8 heures de vol qui m’attendent. Mais je me sens bien, et je sais pourquoi je me suis levée ce matin.

Sur cette – brève – présentation, je vous souhaite une bonne lecture, et je l’espère, un bon voyage

2022 – … qui se poursuit au Guatemala, où je pars un mois avec ma sœur Camille et une copine, Ambre.
Un contrat de travail terminé, l’horizon à perte de vue, une potentielle reconversion professionnelle, l’envie de m’évader et me retrouver… Alors, y’a plus qu’à, comme on dit ! Vamoooos ! 

Pour les curieux, c’est par ici que ça se passe : https://batatahlouwa.home.blog/2022/10/02/vamos-a-guatemala/ 

Bonne aventure !